22 mars 2012

Une nouvelle technique au secours des pays dépendants de l’énergie russe

Par Chalom SCHIRMAN
Géopolitique

En 2009 la Lituanie a arrêté son unique centrale nucléaire. Construite à l’époque soviétique elle présentait des risques sérieux pour le pays et ses voisins. Cependant, elle fournissait 70% des besoins en électricité du pays. Désormais l’électricité lituanienne proviendrait principalement de centrales à gaz naturel.
De ce fait Vilnius a augmenté sa dépendance gécopolitique de la Russie, son seul fournisseur de gaz. De plus Gazprom possède 37% du capital de l’importateur-distributeur lituanien de gaz. Ce qui met la Lituanie en contradiction avec la réglementation de l’UE qui interdit depuis peu l’intégration verticale des sociétés énergétiques : on ne peut plus être à la fois exportateur (ou importateur) en même temps que transporteur et distributeur de sources énergétiques.

Unité FSRU de Höegh

La Lituanie cherche avec vigueur à échapper à l’influence russe sur un secteur aussi stratégique que l’énergie. Elle semble avoir trouvé une solution. En effet, elle a annoncé, début mars 2012, qu’elle allait prendre en leasing une unité flottante d’entreposage et de regazéification (FSRU) norvégienne.
Une seule unité de ce type suffit à assurer tous les besoins annuels de la Lituanie en gaz naturel. Cette modalité, fruit de développements technologiques récents, lui permettra donc d’importer du gaz naturel liquéfié (LNG) de n’importe quelle provenance (et qui circule en abondance sur toutes les mers) et de le stocker non loin de sa côte, sans encourir les coûts élevés d’investissements dans des infrastructures « classiques » d’exploitation du LNG.

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