Pétrole & Matières premières
Le climat d'incertitude, alimenté par le ralentissement économique américain et la crise de la dette de la zone euro ont tiré à la baisse les prix du pétrole ces dernières semaines. Certes, dans cette tendance baissière, les prix du pétrole ont connu de fortes fluctuations : il y a eu des rebonds, notamment quand la France et l’Allemagne ont assuré leur soutien à la Grèce, ce qui a rassuré les marchés, et des creux, comme le 12 septembre, où malgré l’euro tombé sous 1,35 dollar et des inquiétudes sur le défaut de la Grèce, le prix du pétrole avait fini en hausse.
Directement reliés à celui du pétrole, les prix des carburants n’ont pourtant pas connu de variations similaires. Pour la DGEC, ils sont proches de leurs niveaux record d’avril 2011 (soit 1,37 €/l pour le gazole). L’argument principal avancé serait la chute de l’euro par rapport au dollar, ce qui rendrait plus cher le pétrole pour les pétroliers français.
Cependant, lorsque l’on tient compte du taux de change journalier €/$, la courbe du Brent exprimée en euro varie alors que le gazole et SP95 restent atones, que la variation des prix du pétrole soit à la hausse ou à la baisse. La volatilité constatée est de 2,7% pour le Brent en €, contre 3,1% exprimé en $, alors que celle des carburants n’est que de 0,6%.
L’absence de variation des prix des carburants ne s’explique donc pas uniquement par les effets du taux de change, ce qui soulève quelques interrogations : existe-t-il un phénomène de lissage des variations des prix du pétrole ? Les distributeurs ont-ils eu un comportement attentiste ou prudent dans une période de forte variation des prix ?




















