30 septembre 2011

Variations du prix du pétrole et immobilisme de celui de l’essence

Par Olivier LAMOTTE , Thomas PORCHER, Christophe SCHALCK et Stephan SILVESTRE
Pétrole & Matières premières

Le climat d'incertitude, alimenté par le ralentissement économique américain et la crise de la dette de la zone euro ont tiré à la baisse les prix du pétrole ces dernières semaines. Certes, dans cette tendance baissière, les prix du pétrole ont connu de fortes fluctuations : il y a eu des rebonds, notamment quand la France et l’Allemagne ont assuré leur soutien à la Grèce, ce qui a rassuré les marchés, et des creux, comme le 12 septembre, où malgré l’euro tombé sous 1,35 dollar et des inquiétudes sur le défaut de la Grèce, le prix du pétrole avait fini en hausse.
Directement reliés à celui du pétrole, les prix des carburants n’ont pourtant pas connu de variations similaires. Pour la DGEC, ils sont proches de leurs niveaux record d’avril 2011 (soit 1,37 €/l pour le gazole). L’argument principal avancé serait la chute de l’euro par rapport au dollar, ce qui rendrait plus cher le pétrole pour les pétroliers français.



Cependant, lorsque l’on tient compte du taux de change journalier €/$, la courbe du Brent exprimée en euro varie alors que le gazole et SP95 restent atones, que la variation des prix du pétrole soit à la hausse ou à la baisse. La volatilité constatée est de 2,7% pour le Brent en €, contre 3,1% exprimé en $, alors que celle des carburants n’est que de 0,6%.
L’absence de variation des prix des carburants ne s’explique donc pas uniquement par les effets du taux de change, ce qui soulève quelques interrogations : existe-t-il un phénomène de lissage des variations des prix du pétrole ? Les distributeurs ont-ils eu un comportement attentiste ou prudent dans une période de forte variation des prix ?

29 septembre 2011

Quel avenir pour le secteur énergétique russe ?

Par Lilit VARDANYAN
Régions

Son immense richesse en ressources énergétiques fait de la Russie un des acteurs incontournables du marché international des hydrocarbures. Mais actuellement les Russes sont absents dans le domaine des nouvelles énergies. Selon les estimations, les réserves de gaz russe pourraient satisfaire les besoins énergétiques pour un demi-siècle seulement.  Combien de temps encore la Russie pourra-t-elle vendre ses ressources naturelles, en faisant d’elles une arme politique pour rester sur la scène internationale ?
Il semble que les Russes aient compris ce défi. Optimiser l’utilisation interne des hydrocarbures pour rester encore pour longtemps le principal fournisseur mondial : c’est un des buts principaux de la nouvelle stratégie énergétique (SE) russe pour 2030, approuvée par le décret gouvernemental du 13/11/2009[1].  Pour y parvenir, les Russes sont censés mettre l’accent sur les possibilités que leur donnent les mécanismes de flexibilité du protocole de Kyoto. Rappelons que la Russie a ratifié ce protocole en 2004, qui est entré en vigueur en février 2005.  En vertu de ce traité, la Russie a reçu un important excédent de quotas d’émission (elle se place au 3ème rang mondial en terme d’émissions de GES). En vendant ces quotas aux acteurs européens et internationaux, elle espère attirer les investisseurs internationaux et collaborer avec eux dans le cadre des programmes de réduction des émissions de CO2. Selon une étude sur la politique énergétique russe, faite par WWF et Allianz[2], la mise en place d’une telle tactique ouvrira de nouvelles perspectives pour l’économie russe. Cela permettra également de développer les études sur les énergies nouvelles et renouvelables, dont l’importance est mentionnée dans la SE pour 2030.
Mais, six ans après la ratification du protocole de Kyoto, l’établissement d’une politique intérieure russe, nécessaire pour la participation aux MOC (mise en œuvre conjointe) et au marché d’échanges de droits d’émissions, se développe trop lentement, ce qui inquiète les investisseurs potentiels et rend impossible la réalisation du programme économique à long terme, axé sur la diversification de la structure économique du pays et sur la réduction de sa dépendance aux exportations énergétiques.






[1] http://www.atominfo.ru/files/strateg/strateg.htm
[2] Роль России в международной энергетической и климатической политике. WWF et Allianz : http://www.ncsf.ru/resources/materials/73.pdf

28 septembre 2011

Dossier : Le défi de l’énergie en Asie (3ème partie)

Par François LAFARGUE
Géopolitique


Le barrage des Trois Gorges

La Chine comme l’Inde se tournent vers la mise en valeur de leurs potentiels hydroélectriques.
Avec ses grands fleuves comme le Gange, le Brahmapoutre, la Narmada, et l’Indus, l’Inde dispose d’un potentiel en hydro-électricité important. Nehru encouragea la construction de barrages, qualifiés alors de « temples de l’Inde moderne ». Si plusieurs milliers d’ouvrages ont été construits depuis l’indépendance, le rythme se ralentit à cause de fortes oppositions de l’opinion publique, comme l’illustre le combat mené depuis quatre décennies, par les habitants de la vallée de la Narmada, contre le projet de construction d’une trentaine de barrages. Ces ouvrages obligent à des déplacements importants de population, inondent souvent des terres arables et modifient l’écosystème. Les projets sont également fréquemment ralentis à cause des dissensions entre le gouvernement fédéral et les élus régionaux. Surtout, faute d’infrastructures, la production électrique ne peut être correctement acheminée vers les centres urbains.
La Chine s’est aussi engagée dans le développement de son potentiel hydraulique. Les fréquentes crues meurtrières du Yangzi Jiang (fleuve Bleu) et du Huang He (fleuve Jaune) ont encouragé les Chinois à bâtir dès avant notre ère, les premiers ouvrages hydrauliques comme celui de Du Jiang Yan au Sichuan, érigé en -227 et considéré comme le barrage le plus ancien du pays. Le barrage des Trois Gorges, qui vient d’entrer en service, devrait fournir de l’ordre de 10 % de la consommation d’électricité du pays. Pékin entend poursuivre la mise en valeur de son potentiel hydroélectrique, en dépit des nombreuses critiques suscitées par la construction de cet ouvrage. L’édification de barrages entraîne de nombreuses expropriations (au moins deux millions de personnes ont été déplacées à cause de la construction du barrage des Trois Gorges) et modifie l’écosystème, en réduisant les ressources halieutiques.

26 septembre 2011

Pourquoi la Libye a-t-elle intérêt à quitter l'OPEP ?*

Par Thomas PORCHER
Pétrole & Matières premières

En cinq mois de conflit, la production de pétrole en Libye est passée de 1,6 millions à 50 000 barils par jour. Selon le Conseil National de Transition, la production nationale pourrait repartir d’ici quelques semaines alors que l’Agence Internationale de l’Energie (AIE), plus pessimiste, ne prévoit pas un retour à la normale avant 2013.
Le problème est que l’économie libyenne est largement dominée par le secteur pétrolier, qui constitue 80% des ressources publiques et plus de 95% des exportations. Sans pétrole, les investissements nécessaires à la reconstruction risquent d’être faibles.
Or appartenir à l’OPEP impose à la Libye de produire du pétrole par quotas sur un mode de calcul basé en fonction de ses réserves. Avant le conflit, la Libye produisait 1,6 millions de barils par jour –soit 2% de la production mondiale- pour des réserves estimées à 44 milliards de barils. La gestion de la rente pétrolière par quotas est donc une stratégie de long terme qui consiste à laisser le pétrole sous terre afin de le préserver pour les générations futures et en sortir seulement les quantités nécessaires au besoin de financement de l’économie.
Dans ces conditions et en l’absence d’un retour rapide de la production pétrolière d’avant conflit, la Libye ne pourra que se reconstruire grâce à des emprunts gagés sur le pétrole. Or plus les (estimations des) recettes pétrolières seront élevées plus les prêts demandés pourront être élevés. La Libye pourrait donc être tentée de quitter, même provisoirement, l’OPEP. Le but étant de faire des prêts sur le gage d’une production à pleine capacité c'est-à-dire autour de 3 millions de barils par jour (selon l’ancien régime). Même dans le cas d’un retour rapide de la production dans les prochains mois, la Libye aurait intérêt à sortir de l’OPEP pour pouvoir investir fortement dans la reconstruction des infrastructures mais aussi dans la création d’un véritable secteur privé indépendant du pétrole.

*Voir l'article La Libye va-t-elle quitter l'OPEP ?, sur l'expansion.com.


23 septembre 2011

Comprendre la notion de pays émergeant

Dans le numéro de septembre de Questions Internationales, François Lafargue revient sur la genèse et l'émergence des BRICS.
A lire (pdf) pour comprendre les stratégies et les limites de ces pays, notamment en matière énergétique.

22 septembre 2011

Hausse de la consommation de carburants en août

Par Stephan SILVESTRE
Pétrole & Matières premières

La consommation de carburants en France en août 2011 s’avère en hausse de +4,1% en volume sur celle d’août 2010 (données UFIP), en dépit de l’augmentation des prix, de l’ordre de +14% sur la même période.
Toutefois, il convient de relativiser cette hausse pour deux raisons :
- d’une part, la hausse sur 12 mois glissants (septembre à août) est bien plus modérée : +0,8%, voisine de la croissance du PIB ;
- d’autre part, la fréquentation touristique est en nette hausse en août (+3,6% de nuitées), à la fois pour les touristes français et étrangers (données ministère du Tourisme). Les statistiques révèlent aussi que les Français ont pris leurs vacances davantage en France qu’à l’étranger, toujours comparativement à l’année précédente, en particulier sur les destinations moyen-orientales, pour les raisons géopolitiques que l’on connaît.
L’augmentation de la demande en carburants sur le mois d’août est donc davantage conjoncturelle que structurelle et ne relève pas d’un regain de consommation des automobilistes français.

19 septembre 2011

Dossier : Le défi de l’énergie en Asie (2ème partie)

Par François LAFARGUE
Géopolitique


Rencontre Poutine-Hu, mai 2010

(...) Si le Moyen Orient demeure l’un des principaux fournisseurs en pétrole des pays asiatiques, l’instabilité de cette région les oblige à diversifier leurs sources d’approvisionnement. La RPC a entrepris une ambitieuse politique africaine, puisque les échanges commerciaux sino-africains sont passés 39,7 milliards de dollars en 2000 à 90 milliards en 2009. L’Inde s’intéresse aussi au continent noir et a organisé un premier sommet avec 14 pays africains en avril 2008 à New Delhi.
Mais les pays d’Asie se tournent également vers la Russie, plus proche géographiquement et qui détient 5,6 % des réserves mondiales de pétrole. De manière assez paradoxale, les partenariats énergétiques entre la Chine (le 2e importateur mondial de pétrole en 2010) et la Russie (le 2e exportateur mondial) restent encore limités en dépit des sollicitations pressantes des dirigeants chinois. Le paradoxe est d’autant plus à souligner que la proximité géographique des deux nations comme leurs stratégies énergétiques, devraient les inciter à coopérer davantage. En toute logique, la Russie dont plusieurs gisements en hydrocarbures ne sont guère éloignés de la frontière chinoise, devrait être un partenaire énergétique important de Pékin, pourtant, pour le moment, Moscou n’assure que 6 % des importations en pétrole de Pékin. Longtemps, les contentieux politiques et territoriaux (notamment à propos du tracé frontalier sur le fleuve Amour) entre Moscou et Pékin ont rendu difficiles les projets dans le domaine énergétique. Enfin, la Russie privilégiait l’Inde, son alliée traditionnelle dont elle demeure toujours un fournisseur important. Aujourd’hui, l’amélioration des relations bilatérales permet d’envisager l’approfondissement des relations énergétiques entre les deux pays.
Mais les gisements de Russie intéressent également le Japon. L’archipel est le 3e importateur mondial de pétrole et le 1er importateur mondial de gaz naturel liquéfié. La Russie demeure toutefois un fournisseur négligeable de Tokyo, en dépit de la proximité géographique entre les deux pays. Depuis 1945 aucun traité de paix n’a été signé entre la Russie et le Japon, principalement à cause du contentieux des îles Kouriles (l’Union soviétique n’avait pas signé le Traité de San Francisco en 1951, qui a permis au Japon de recouvrer sa souveraineté). Cette situation politique ralentit les projets communs d’exploitation des gisements russes.

12 septembre 2011

Pourquoi l'OPEP ne veut pas relever ses quotas

Par Thomas PORCHER
Pétrole & Matières premières


Actuellement, les quotas de production de l’OPEP s’élèvent à 24,84 millions de barils/jour avec une production effective de 26,2 millions de barils/jour (en raison des dépassements des quotas) et une capacité de production de 35,45 millions de barils/jour. Pourquoi l’OPEP avec un cours du baril autour de 115$ ne veut-elle pas produire plus ?
Pour comprendre la stratégie de l’OPEP, il faut d’abord comprendre la structure du marché du pétrole. Le marché international du brut est composé d’un cartel (l’OPEP), qui détient la majorité des réserves de pétrole conventionnel et de pays non OPEP qui agissent indépendamment les uns des autres et qui, à eux tout seuls, n’ont pas assez de réserves et de capacités de production pour influencer le prix du baril.
Dans une telle structure de marché, quelle stratégie l’OPEP a-t-elle intérêt à adopter ?
- Premièrement, dissuader les pays consommateurs de se lancer dans des programmes de recherche-développement visant à trouver des substituts au pétrole ;
- Deuxièmement, épuiser les réserves du « concurrent » (c’est-à-dire les pays non OPEP) afin de devenir le seul offreur du marché et de bénéficier d’un statut de monopole.
Le but de l’OPEP est donc d’établir, en jouant avec les quotas, une tranche de prix suffisamment élevée pour rentabiliser l’exploitation de la plupart des gisements de la zone non OPEP. Cependant, cette tranche de prix ne doit pas être élevée au point d’inciter à la recherche de substituts à grande échelle.
Or, à moyen terme, la menace du substitut reste illusoire. Dans ces conditions, sa stratégie unique consiste donc dans l’épuisement des réserves des pays non OPEP, pour pouvoir être en monopole et pratiquer un prix de monopole. Et comme plus le prix est élevé, plus les pays non OPEP largement contrôlés par les compagnies pétrolières produisent, on peut dire qu’un prix élevé accélère l’épuisement des réserves des pays non OPEP. Les quotas de l’OPEP sont donc déterminés par l’évolution de la demande, de sorte que l’offre égale tout juste la demande, ce qui engendre des tensions sur les prix.

10 septembre 2011

Dossier : Le défi de l’énergie en Asie (1ère partie)

Par François LAFARGUE
Géopolitique


La crise économique mondiale a épargné en partie les pays asiatiques qui ont connu en 2010 une forte croissance économique (10,5 % en Chine, 8 % en Inde et 4,7 % en Corée du Sud). La Chine, le Japon, l’Inde et la Corée du Sud consomment aujourd’hui 30 % de l’énergie primaire dans le monde, contre 17 % en 1990. La croissance économique en Chine comme en Inde aggrave leur dépendance à l’égard de l’étranger. L’objectif principal de ces nations est de garantir leur approvisionnement en hydrocarbures et de promouvoir de nouvelles formes d’énergie.
La production d’énergie en Chine comme en Inde repose encore principalement sur le charbon. La Chine figure au 1er rang des producteurs mondiaux de charbon et l’Inde au 3e. En dépit de leurs réserves significatives (20 % des réserves mondiales de charbon sont situées en Inde et en Chine), la qualité médiocre de la production locale et son faible pouvoir calorifique obligent ces deux pays, à recourir aux importations depuis plusieurs années. Le tiers des importations mondiales de charbon est acheté par le Japon, la Corée du Sud, la Chine et l’Inde. Le protocole de Kyoto que l’Inde comme la Chine ont signé, les incite à limiter l’utilisation du charbon, mais leur statut d’économie en développement leur offre de nombreuses dérogations. Ces conditions deviendront sans doute caduques dans quelques années, au moment de la négociation d’un nouvel accord relatif à l’émission de gaz à effet de serre.
La vulnérabilité dans le domaine des hydrocarbures reste la plus marquée. La République populaire de Chine, l’Inde, le Japon et la Corée du Sud figurent parmi les premiers importateurs mondiaux d’hydrocarbures. Ces quatre pays ne produisent que 5,8 % du pétrole mondial mais représentent 22 % de la consommation. La forte progression des importations de pétrole s’explique principalement par l’augmentation du parc automobile et le choix de privilégier l’industrie lourde, une activité fortement énergivore. La vétusté des outils de production contribue également à la hausse de la consommation. (...)

9 septembre 2011

L'Afrique des nouvelles convoitises

Quelle place pour l'Afrique dans le nouveau jeu de nations ?
Deux de nos chercheurs, Thomas Porcher et Olivier Lamotte, ont contribué à cet ouvrage coordonné par Alain Nonjon et publié aux éditions Ellipses. Ils y abordent en particulier les questions énergétiques.

8 septembre 2011

Quatre économistes de l’ESG Management School reçus au ministère du Développement Durable

Quatre économistes de l'ESG Management School, auteurs de l'étude « Répercussion des variations du brut sur les carburants », ont été reçus le 1er septembre 2011 à la DGEC (ministère du Développement Durable). Ils ont présenté les résultats de cette étude à trois administrations de l’Etat.
Dans le cadre de leurs travaux sur les enjeux énergétiques, quatre économistes du Research Lab de l'ESG Management School (Olivier LAMOTTE, Thomas PORCHER, Christophe SCHALCK et Stephan SILVESTRE) ont publié le 08 juillet dernier une étude sur l'impact des variations des cours du pétrole sur celles des prix des carburants à la pompe.
Cette étude, la première du genre sur une période de 20 ans, avait alors été abondamment reprise dans la presse, au moment où les cours du pétrole subissaient d'importantes tensions (plus de 40 passages dans les médias entre le 8 et le 20 juillet 2011).
Suite au débat provoqué par ce rapport et par les réactions des industries pétrolières françaises, la Direction Générale Energies et Climat (DGEC) du ministère du Développement Durable a souhaité rencontrer les économistes de l'ESG Management School pour une présentation détaillée de la méthodologie et des résultats de leur étude. Lors de cette réunion, qui s'est tenue le 1er septembre à la DGEC (Grande Arche de La Défense), des représentants de la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) et de celle du Trésor (Ministère de l'Economie, des Finances et de l'Industrie) étaient aussi présents.
Au terme de la réunion, les trois administrations présentes ont confirmé leur intérêt pour les travaux de cette équipe et ont souhaité avoir de plus grands échanges avec elle.

6 septembre 2011

Le choix controversé du nucléaire en Inde

Par Raphaël GUTMANN
Régions

Alors que les projets de centrales nucléaires se multipliaient dans le monde, la catastrophe de Fukushima au Japon a provoqué un rejet de cette technologie, ou tout du moins, une recrudescence des débats dans plusieurs pays, dont l’Inde. Le choix nucléaire du gouvernement indien provoque des critiques sur des sujets très divers, allant de la diplomatie à l’écologie.

Article publié dans la revue Etudes.