14 novembre 2011

Des effets inattendus de la réévaluation du Yuan

Par François LAFARGUE
Régions

L’année 2012 sera en Chine, celle de l’effacement d’une génération avec le départ de Hu Jintao, et la désignation de son successeur vraisemblablement Xi Jinping au poste de Secrétaire général du Parti communiste. Ce dernier va hériter d’un dossier épineux, celui de la convertibilité du Yuan, une monnaie notoirement sous-évaluée.
Les États-Unis comme l’Union européenne appellent depuis plusieurs années la Chine à réévaluer sa monnaie qui lui donne un avantage commercial compétitif incontestable. Cette réévaluation permettrait de favoriser les exportations de produits occidentaux vers la Chine. Pour autant, un fait mérite d’être souligné, une réévaluation du Yuan permettrait à la Chine d’acheter ses hydrocarbures moins chers, ce qui pourrait encourager la consommation intérieure et peser sur la demande mondiale.
La Chine est déjà le 2e consommateur mondial de pétrole après les États-Unis. La Chine a un rapport à l’énergie comparable à celui des États-Unis. L’énergie reste bon marché, peu taxée pour encourager les entrepreneurs et favoriser l’appareil de production industrielle. A titre d’exemple, un litre d’essence sans plomb en Chine s’établit aujourd’hui à 85 centimes d’euros, un prix inférieur de 40 % à celui pratiqué en Inde, alors même que ce pays est sensiblement plus pauvre. La réévaluation de la monnaie chinoise permettrait paradoxalement aux entreprises chinoises d’accéder à une énergie meilleur marché, et donc d’améliorer leur compétitivité ou de limiter les effets de la hausse de la devise nationale.





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